L’inclusion, arme de subversion massive au service de l’idéologie cosmopolite de la superclasse mondiale

Rencontres annuelles du Carrefour de l’Horloge
samedi 25 novembre 2023


L’inclusion, arme de subversion massive
au service de l’idéologie cosmopolite de la superclasse mondiale
par Henry de Lesquen

Amis de la résistance française et de la réaction républicaine,

C’est une excellente nouvelle : aux Pays-Bas, le parti national-libéral de Geert Wilders (que les media cosmopolites classent mensongèrement à l’extrême droite) a obtenu un succès éclatant aux élections législatives qui ont eu lieu tout récemment, le 22 novembre 2023. Il est théoriquement en bonne position pour former une coalition majoritaire et pour gouverner le pays. Wilders est quasiment parfait : son « Parti pour la liberté » ne défend pas seulement celle-ci, mais aussi la souveraineté et l’identité de sa nation ; il est donc contre l’immigration et contre l’Europe, il milite pour le « Nexit », la sortie des Pays-Bas (Nederland en néerlandais) de l’union européenne. En outre, il est pro-russe et climato-sceptique !
En revanche, le parti socialiste mené par l’ancien commissaire européen Frans Timmermans a subi un cuisante défaite. Et, bien qu’il fût évidemment inconcevable que sa formation entrât dans la future majorité, ce dernier a tenu à préciser, avec émotion : « Il n’est pas question pour nous de gouverner avec un parti qui exclut. »[i]

I. L’inclusion, opérateur de l’idéologie cosmopolite

Évidemment, comme l’a rappelé Pierre Millan en introduction de nos rencontres annuelles, l’inclusion est apparemment un synonyme du « refus de l’exclusion » auquel le Carrefour de l’Horloge a consacré un colloque et un livre il y a trente ans, Le refus de l’exclusion, nouvelle expression de l’utopie égalitaire[ii]. La couverture est ornée d’une clé, parce que « le mot “exclusion” fait référence, par son étymologie, à la clé qui ferme la porte de la maison (c’est le symbole des exclusions légitmes) ». Rien de nouveau sous le soleil ? Pas si sûr. En réalité, les deux formules ont bien des différences. Le « refus de l’exclusion » a eu un point de départ précis, et ce fut en France : le livre publié en 1974 par René Lenoir, qui sera ensuite sous-ministre de Giscard d’Estaing, Les exclus, un Français sur dix[iii]. En revanche, l’inclusion est née de père inconnu et visiblement en terre américaine. Aux trois mots français « inclusion », « inclusif », « inclure », correspondent trois mots anglais : « inclusion », « inclusive », « to include », le premier de chaque liste ayant exactement la même orthographe dans les deux langues. Tous ces mots, en français comme en anglais, viennent du latin includere, mais leur emploi idéologique a dérivé loin de leur étymologie, puisque le mot latin veut dire « enfermer ». « Inclusio », qui correspond plus précisément à « inclusion », veut même dire « emprisonnement »…
Une autre différence importante est que le refus de l’exclusion est un concept, certes vicieux, mais un concept quand même. C’est une expression dialectique. Si l’exclusion est la négation de l’autre (dans cette perspective idéologique), le refus de l’exclusion est la négation de la négation. En revanche, l’inclusion est une formule nébuleuse qui doit son succès en grande partie à son imprécision. Au fond, c’est un mantra, comme « om » pour les hindous, mot sans contenu précis qu’il faut répéter indéfiniment pour obtenir le salut. On nous rebat les oreilles de l’inclusion, qui serait un impératif moral. Toujours et partout, il faudrait être inclusif. En réalité, le mot est piégé. C’est un outil de propagande au service de l’idéologie cosmopolite de la superclasse mondiale.
On peut comparer l’inclusion à deux autres expressions qui ont été lancées avant celle-ci par des groupes cosmopolites.
Le premier terme, c’est le complotisme ou conspirationnisme, en anglais conspiracism, ou conspiration theory (« théorie de la conspiration ». Il a été lancé par des gens de la fondation Rockefeller pour discréditer en les ridiculisant les idées contraires à l’idéologie cosmopolite ; on s’emploie à les amalgamer aux délires de certains complotistes qui sont en effet assez nombreux, notamment à l’extrême droite. On peut dire que la dénonciation omniprésente du complotisme est un complot des cosmopolites… Sur le fond, je vous renvoie à la conférence que j’ai faite sur le sujet et qui est en ligne sur notre chaîne BitChute. Ce terme de complotisme, employé ad nauseam par les cosmopolites et qui vise à ridiculiser leurs adversaires aboutit souvent à l’effet inverse, à ridiculiser ceux qui l’emploient. Un exemple topique, c’est l’origine de la grippe de Wouhane, autrement dit le covid-19, qui a créé la panique mondiale que l’on sait en 2020 et 2021, et la TPS, tyranne pseudo-sanitaire, que nous avons subie. Il ne fait aucun doute que le virus s’est échappé accidentellement du laboratoire P4 de Wouhane, en Chine, en octobre 2019. Pourtant, ceux qui ont soutenu cette thèse ont été traités de complotistes ! Or, par définition, un accident n’est pas intentionnel et est donc incompatible avec le moindre complot.
Le second terme qu’il faut évoquer, c’est celui de « migrant ». Le mot s’écrit de la même manière en anglais, à la prononciation près : « migrant ». En français, c’est un néologisme, apparemment emprunté à l’anglais. Nous avions « immigré » et « immigrant », mais non « migrant ». Le quotidien Le Monde a raconté comment ce vocable avait été concocté par un groupe de militants favorables à l’immigration et comment ils avaient décidé de le lancer pour l’imposer dans le monde entier. Le succès a été total. Aujourd’hui, les gens de droite hostiles à l’immigration, qui brillent souvent par leur naïveté, parlent couramment des migrants, en employant donc le langage de l’ennemi, au lieu de dire « immigrés », « immigrés illégaux » ou… « envahisseurs ». Pourquoi « migrant » est-il une trouvaille pour remplacer immigré ? Parce que ce dernier est quelqu’un qui vient chez vous sans forcément y avoir été invité, sans forcément être le bienvenu. Le migrant, lui, est un individu qui se déplace, qui jouit en quelque sorte de la liberté d’aller et venir ; il faut être bien cruel et inhumain pour ne pas lui laisser le choix du lieu où il va finalement décider de se poser.
Pour en revenir à l’inclusion, qui est notre sujet, et qui a été lancée dans des conditions plus obscures que « complotisme » ou « migrant », mais dans le cadre de la même entreprise idéologique, qui est le cosmopolitisme, on a là une formule plus vague, d’emploi quasi illimité, qui peut servir dans de multiples domaines pour subvertir ce qui est. Son objet est de discréditer non seulement les idées, mais aussi les réalités, qui sont contraires à l’idéologie cosmopolite.
Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? C’est une idéologie qui vient, sinon du fond des âges, du moins de l’Antiquité grecque. C’est le philosophe Diogène le cynique qui en fut l’inventeur en 350 av. J.-C.. « Cosmopolite » vient d’un mot grec qui signifie « citoyen du monde ». C’est donc une subreption dans les termes qui fonde une idéologie inauthentique puisque l’on ne peut être citoyen que d’une cité, ou d’une nation, homologue de la cité antique, c’est-à-dire d’une unité politique qui a des frontières, un dedans et un dehors. Comme le monde n’a pas de frontières, on ne peut pas être citoyen du monde. Le cosmopolite se réclame hypocritement du monde pour refuser toute allégeance à sa cité ou à sa nation. Le cosmopolitisme a deux dimensions. D’une part, il veut abolir les frontières physiques et extérieures de la cité : c’est un mondialisme. Il est immigrationniste et libre-échangiste, il veut dissoudre la souveraineté nationale et rêve d’un gouvernement mondial. D’autre part, il veut aussi, et même je dirai en priorité, abolir les frontières intérieures et morales de la société : c’est un nihilisme. Il veut dissoudre l’identité nationale ; il veut effacer la frontière entre le bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux, ou encore le moral et l’immoral, le normal et l’anormal, le distingué et le vulgaire, etc. Il promeut des anti-valeurs pour détruire les valeurs authentiques. Un parfait exemple de cette inversion des valeurs qui est d’ores et déjà effectif dans notre pays depuis la loi Veil de 1975 et la loi Badinter de 1981, c’est qu’on a aboli la peine de mort pour tous les criminels, y compris les plus abjects, mais que l’on a légalisé la mise à mort des enfants innocents dans le ventre de leur mère.
C’est le stoïcisme qui a repris l’idée cosmopolite en succédant au cynisme et qui l’a conduite jusqu’à nous en lui donnant le visage plus avenant d’une pseudo-morale artificielle qui dissimulait un égoïsme foncier. Cependant, jusqu’au XXe siècle, le cosmopolitisme n’avait d’importance que dans les milieux intellectuels et littéraires, il n’avait pas de poids politique. Il en va tout autrement depuis la révolution de 1968, quand la gauche est passée massivement du marxisme au cosmopolitisme.
En effet, la gauche, qui est l’expression idéologique de l’utopie égalitaire, est écartelée depuis toujours entre deux pôles antagonistes : le collectivisme et le cosmopolitisme. Le premier a donné le socialisme, le communisme, le marxisme et aussi, ne l’oublions pas, le fascisme, qui était un socialisme nationale, et qui était lui aussi un mouvement révolutionnaire qui voulait créer un homme nouveau. Le second, le cosmopolitisme, est devenu après 1968 l’idéologie dominante mondiale. Quand on parle de la « pensée unique », autant la désigner par son nom : c’est le cosmopolitisme.
A cet égard, c’est une grave erreur de le réduire au « wokisme », au soi-disant mouvement de l’éveil originaire des États-Unis d’Amérique. Celui-ci est simplement une branche du cosmopolitisme et, quand on s’obnubile sur le seul wokisme, on risque de laisser passer le cosmopolitisme lui-même, qui est bien plus vaste.
Si le cosmopolitisme est devenu l’idéologie dominante mondiale, c’est qu’il est porté et imposé par la superclasse mondiale. Celle-ci, qui s’est formée dans la seconde moitié du XXe siècle et dont le pape fut David Rockefeller, est une vraie classe sociale, dont les membres, qui parlent tous ou qui baragouinent l’anglais, ont rompu toute attache avec leur ancienne patrie. C’est Samuel Huntington qui lui a trouvé son nom de superclasse mondiale (global superclass) dans Qui sommes-nous ? L’amour de la patrie, l’idéal de la nation, l’attachement aux tradiions, à l’identité nationale, sont parfaitement étrangers aux millions de membres de la superclasse mondiale. Ce sont pour eux des notions archaïques que le progrès de l’humanité va nécessairement effacer, pensent-ils absurdement, ignorant que le besoin d’identité est inscrit dans le cœur de l’homme et qu’ils se trouvent eux-mêmes à ce sujet dans un état pathologique.
L’inclusion est un opérateur idéologique qui peut servir en tant que de besoin pour effacer les frontières, par exemple entre national et étranger, entre Français et immigré, ou encore entre vertueux et vicieux, honnête et délinquant (qu’il faudrait réinsérer).

II. L’inclusion, arme de subversion massive

On connaissait les armes de destruction massive… L’inclusion est une arme de subversion massive dont nous devons mesurer les dégâts ! Qu’il s’agisse d’immigration, d’économie, de théorie du genre ou des délires LGBT, l’inclusion est un poison qui rend fou. Il vise à nous faire perdre tous nos repères. L’inclusion est un explosif mental conçu pour détruire la nation, l’identité collective ou individuelle, la morale et la tradition.
Cette subversion se manifeste dans de nombreux domaines. Olivier Méresse nous a montré comment l’inclusion minait les principes de l’économie d’entreprise. François Baltard a analysé les dégâts qu’elle causait dans la politique de l’immigration. Ajoutons que l’inclusion va plus loin encore que le faux concept d’intégration, qui a remplacé l’assimilation républicaine. En principe, l’intégration demande aux immigrés de faire l’effort de s’intégrer à la « société d’accueil » ou, pour mieux dire, à la nation française. Mais quand on parle d’inclusion, c’est l’inverse. C’est nous qui devrions inclure, sans rien demander en contrepartie aux nouveaux venus.
Il y a bien d’autres terrains où s’applique la logique folle de l’inclusion.
Songez à l’exemple caricatural de l’écriture inclusive, que des fanatiques ont imaginée pour dynamiter l’orthographe, dans une parfaite ignorance du génie de la langue française.
Les dégâts causés par la pédagogie inclusive sont bien plus graves. Sous prétexte d’inclure les débiles mentaux, on va les mettre dans les mêmes classes que les élèves normaux ou même que les élèves les plus doués. Cela met les maîtres d’école (s’il est encore permis de les appeler ainsi) dans une situation insoluble. Si leur enseignement est adapté aux débiles, les autres vont perdre leur temps et n’apprendront pour ainsi dire rien. Gâchis pédagogique. Si, au contraire, on enseigne normalement aux élèves normaux, les pauvres débiles seront perdus et on ne leur permettra pas d’avancer. Le résultat sera dans tous les cas dramatique et calamiteux.
Dans la propagande, l’inclusion peut être associée à d’autres notions plus ou moins précises, comme la « diversité ». Celle-ci, nous assurent les cosmopolites, serait toujours un bien… sauf en matière politique, parce qu’il serait au contraire impératif d’éliminer les adversaires du cosmopolitisme, tous rangés sous l’étiquette d’extrême droite que l’on devrait tenir pour infamante.
Signalons au passage que nous, nationaux-libéraux, nous sommes démocrates et républicains (dans tous les sens du terme) et que nous sommes donc de droite modérée, ce qui ne nous empêche pas de proclamer « Pas d’ennemi à droite ! » et de refuser en conséquence de diaboliser l’extrême droite.
L’inclusion pour la diversité signifie que le recrutement dans les entreprises, les universités ou les grandes écoles ne se fait plus selon les seules compétences, mais que l’on favorise les femmes par rapport aux hommes, les immigrés par rapport aux Français, les noirs par rapport aux blancs, et ainsi de suite. Violation de l’égalité et de la préférence nationale, ce mauvais système, scandaleux dans son princie, fait baisser le niveau général de la société, tout en aggravant les oppositions que l’on prétendait réduire. La discrimination dite « positive » est objectivement négative.
Plus généralement, l’inclusion fait sauter les frontières entre les catégories positives et négatives qui sont établies par les normes de toute espèce. Une société ne peut fonctionner sans loi et sans droit, mais elle est aussi fondée sur des normes extra-juridiques, souvent implicites. Or, toute norme repose sur une dialectique d’inclusion-exclusion. Elle vise à inclure dans la catégorie du correct ce qui est conforme à la norme, à exclure comme incorrect ce qui ne l’est pas.
C’est sans doute en matière de mariage, de famille, de sexe et de sexualité que la perversité de l’inclusion est la plus redoutable. Il n’y a pas de civilisation qui puisse durer si elle n’encadre pas l’instinct sexuel en lui donnant sa mission première, qui est la mise au monde des enfants, le renouvellement des générations et donc la pérennité de la nation. Or, le dérèglement mental et moral dans ce domaine est aujourd’hui effarant. Il va de soi, dans une société de liberté, que les rapports intimes entre des adultes consentants ne regardent que ceux-ci et ne devraient donc pas être débatus sur la place publique pour devenir un sujet politique. Mais la coterie LGBT s’emploie au contraire, et avec hélas le plus grand succès, à faire du sexe une question politique majeure. Songez que le parlement français a voté une loi qui punit de prison les parents qui s’efforcent de soigner leurs enfants quand ceux-ci voudraient changer de sexe !
Le mariage aurait dû rester ce qu’il avait toujours été, l’union légale d’un homme et d’une femme qui veulent fonder une famille et avoir des enfants. La notion de mariage homosexuel était aberrante. On comprend que la loi Taubira ait suscité une vague d’indignation et que la « Manif pour tous » ait mobilisé des centaines de milliers de personnes. Sans aucun résultat, il faut le déplorer, parce que ce mouvement, qui avait une organisation remarquable, avait une stratégie débile, dès lors qu’il se refusait à faire de la politique. Personne n’empêche deux hommes ou deux femmes de vivre ensemble si c’est conforme à leur inclination et à leurs conceptions morales. Mais qu’avaient-ils besoin de se marier ? Le mariage homosexuel traduisait la volonté révolutionnaire de la coterie LGBT de refuser la différence selon la nature et selon la tradition ou la religion entre l’homosexualité et l’hétérosexualité.
Plus grave encore, l’inclusion aboutit à la subversion de la religion. Celle-ci relie ceux qui partagent la même foi ou la même loi, en ce sens elle est inclusive. Mais elle est aussi exclusive, elle exclut ceux qui n’ont pas la même religion. Le christianisme, religion de la vérité, qui demande à ses fidèles d’adhérer à une même foi, a connu de nombreuses hérésies. Il fallait anathématiser les hérétiques pour préserver le dépôt de la foi. En ce qui la concerne, l’Église catholique, depuis le concile Vatican II (1965), a plongé dans le relativisme et donc dans l’inclusion, le sommet ayant été atteint par le pape François, qui ne veut plus entendre parler de prosélytisme. Le Christ a pourtant dit : « Allez et enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Avec l’œcuménisme et le dialogue inter-religieux, on pratique une inclusion universelle, non seulement avec les chrétiens hérétiques, mais aussi avec les non-chrétiens, jusqu’aux adorateurs de la déesse amazonienne Pachamama. Dès lors, la foi catholique se dissout ou s’évapore.
En conclusion, on peut dire que l’inclusion est une formule nébuleuse qui sert d’opérateur idéologique pour l’entreprise cosmopolite de la superclasse mondiale. Celle-ci vise à faire table rase des traditions, des religions, des nations, de tous les principes et valeurs dont nous avons hérité de nos ancêtres. C’est une arme de subversion massive destinée à araser nos identités individuelles et collectives. Nous devons mesurer la gravité de ce qui est en jeu en évitant de tomber dans les pièges tendus par l’ennemi cosmopolite.

Je vous remercie.


[i]. Le Monde, 24 novembre 2023.
[ii]. Lettres du monde, 1995.
[iii]. Quatrième édition, Le Seuil, 1989.

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